image.related.articleLeadwide.620x349.2uygt

Les tablettes ont connu une véritable expansion ces dernières années. Plus abordables financièrement et très faciles à utiliser, elles séduisent de nombreux parents qui, grâce aux milliers d’applications ”éducatives” présentes sur ces supports, en laissent l’accès à des enfants d’âges de plus en plus bas. Suivant une étude australienne de “l’Institute of Early Childhood, Macquarie University” le docteur Kate Highfield concluait en 2013 que les cerveaux des jeunes enfants exposés à ces technologies couraient de graves risques. Avec une équipe de neurologues, psychologues et scientifiques spécialisés, l’étude a analysé les effets des appareils ainsi que ceux des applications dites “éducatives”.

Selon les résultats, le rayonnement de l’écran lui même étant néfaste pour leurs yeux et leur lobe frontal, les applications destinées à la petite enfance ne le sont pas moins. Le groupe d’étude a déterminé que plus de 85% des applications dites “éducatives” n’étaient en fait que des jeux favorisant la répétition infinie d’automatismes récompensés par une libération de dopamine et donc causant une addiction.

Leurs conclusions sont sans appel, les cerveaux des jeunes enfants ayant utilisé des tablettes ont subi des retards ou des déficits de développement entrainant de nombreux effets néfastes comme l’impulsivité, le déficit d’attention, l’hyper émotivité, les retards de compétences sociales, spatiales et motrices…
De plus, l’étude qui s’est élargie depuis, a démontré que l’addiction générée en bas âge est souvent poursuivie toute l’enfance causant alors encore plus de dégâts irréparables.

Leurs conseils sont clairs: avant 2 ans (3 ans selon certains scientifiques) pas d’écran (même pas de TV), entre 3 et 7 ans une exposition extrêmement limitée qui ne doit pas dépasser la 10aine de minutes journalière, après 7 ans le temps doit être maîtrisé et dans tous les cas ne pas empiéter sur d’autres activités, surtout pas sur le sommeil.

 

source:


Senior writer for The Sunday Age